Le mardi 11 novembre 2008 à 21:47 - La souris sourit
Ce billet s'adresse à tous ceux qui grincent des dents le jour de leur anniversaire car ils prennent un an de plus. Une théorie intéressante est sortie du cerveau dérangé génial de monsieur Yayef, qui est dans le cas aujourd'hui. Il m'a annoncé qu'il était plus jeune aujourd'hui qu'hier, car hier il était un vieux trente-deuzenaire alors qu'aujourd'hui, il est un tout jeune trente-troizenaire.
Y a pas à dire, il fallait y penser.
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Le mercredi 5 novembre 2008 à 07:40 - La souris blogue
Chers lecteurs fidèles et néanmoins frustrés d'être tenus en haleine depuis plus d'une semaine en attendant la suite de mes aventures professionnelles, voici votre patience enfin récompensée.
Si le discours de Barack Obama m'a à ce point interpellée ce matin, c'est que moi aussi, dans ma petite vie, je vois un de mes rêves se réaliser. Il y a douze ans, alors que je terminais mon mémoire en histoire et disais à mon promoteur que j'allais faire des études en informatique, il m'a laissé miroiter le fait qu'un profil comme le mien pourrait être intéressant en histoire, entre autres pour prolonger les recherches que j'avais commencées pendant mes études. Pour plein de bonnes et moins bonnes raisons, cette collaboration ne s'est jamais mise en place, mais le mal bien était fait et l'idée d'un jour combiner mes deux passions dans ma vie professionnelle était née. Depuis dix ans, je travaille donc en informatique, mais sans jamais avoir fait une croix sur l'histoire. Je me présente toujours aujourd'hui comme historienne et informaticienne (systématiquement dans cet ordre) et ma sensibilité de littéraire dans ce monde de scientifiques est souvent appréciée. J'ai toujours laissé traîner une oreille et un œil attentifs du côté des facs d'histoire et plusieurs collaborations ponctuelles ont eu lieu. A chaque fois que j'ai pu convaincre un jeune (ou moins jeune) historien de l'utilité de l'informatique (et particulièrement des bases de données) pour l'histoire, c'était une victoire pour moi. Et puis, bien sûr, je n'ai cessé de répéter à qui voulait l'entendre (ou pas) qu'un jour, j'y arriverais, qu'un jour, je travaillerais dans les domaines de l'histoire et de l'informatique en même temps.
Ce jour est arrivé. Mes appels du pied, de la main et du lobe de l'oreille gauche ont été entendus et on m'a proposé de reprendre la suite d'un projet ayant pour mission l’élaboration d'un système permettant l’intégration et la mise à disposition critique des statistiques pénales publiées par l'État belge depuis sa création.
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve... (Antoine de Saint-Exupéry)
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Le mercredi 5 novembre 2008 à 07:18 - La souris blogue
C'est avec un grand sourire que j'ai regardé en direct ce matin le discours de Barack Obama, qui vient d'être élu président des États-Unis d'Amérique. J'ai été particulièrement touchée quand il a parlé de cette femme de 106 ans qui, dans sa jeunesse, ne pouvait pas voter, de par son sexe et sa couleur de peau et qui, à l'époque, n'aurait jamais imaginé que les choses puissent en aller autrement. Et pourtant, nous avons la preuve aujourd'hui que le changement est toujours possible, qu'il ne faut jamais baisser les bras et toujours se battre pour ce en quoi on croit.
Ce "Yes, we can." scandé par Barack Obama et repris en chœur par la foule venue acclamer son nouveau président m'accompagnera toute la journée, et bien plus longtemps encore. Chacun de nous et chacun de nos actes ne sont que des gouttes d'eau dans l'océan mais sans cette multitude de minuscules gouttes, l'océan ne serait qu'un désert.
Oui, nous pouvons !
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Le lundi 27 octobre 2008 à 07:25 - La souris blogue
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été adepte du "carpe diem" et cette tendance s'est définitivement confirmée un certain mois de novembre 1995. Mon seul objectif dans la vie est d'être chaque soir satisfaite de la journée qui vient de s'écouler et il est hors de question que, de mon propre gré, je décide de sacrifier quelques semaines ou mois de ma vie en me disant que ce n'est qu'un mauvais moment à passer pour avoir une meilleure vie plus tard. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, donc ma vie, c'est maintenant que je la vis à fond, dans les joies comme dans les peines.
Évidemment, certaines circonstances extérieures viennent parfois tenter de contrecarrer cet objectif, et ça a été le cas avec mon travail ces derniers mois. Je suis censée travailler avec une équipe d'une autre université, qui manifestement n'en a rien à faire de moi (pas de moi en tant que personne, mais de ma recherche). Et ce n'est pas faute d'avoir insisté et d'avoir montré mon envie de travailler avec eux. Résultat, ça faisait plusieurs mois que je me demandais ce que je faisais sur ce projet et, tout doucement, je commençais à me sentir mal. Et puis, il y a quelques semaines, il y a eu le clash, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, qui m'a amenée à envoyer un mail à mon chef lui disant que j'étais à deux doigts de démissionner, puis à l'éviter soigneusement pendant cinq jours afin que, lorsque je le verrais pour lui exposer mes griefs, il ne puisse pas se dire que c'était encore un coup de gueule sans conséquence dont j'ai le secret. Donc, cinq jours après, nous avons longuement discuté, je lui ai réexposé ma philosophie de vie et ma détermination à ne plus me laisser faire sur ce projet. Comme j'étais calme, le message est parfaitement passé et nous avons mis en place une manière de travailler qui pour le moment semble convenir à tout le monde et qui peut se résumer à "on profite de ce projet pour faire quelque chose qui nous intéresse, puisque de toute façon ils ne se préoccupent pas de ce qu'on fait". Vendredi a eu lieu la première réunion avec "les autres" depuis le clash et cette décision dont nous ne leur avons pas fait part, et elle s'est très bien passée. Bon, pour l'anecdote, il faut dire que mon chef m'avait demandé de me cantonner au côté purement scientifique et qu'il se chargerait du côté psychologique. J'ai donc été sage comme une image, me retenant parfois très fort d'exprimer ma désapprobation. Épatant, non ?
Carpe diem, c'est aussi voir le bon côté de toute situation, et, dans ce cas, je retiens deux points extrêmement positifs. Le premier, c'est que mon chef, pourtant avare de compliments (on sait qu'il les pense mais il ne les exprime presque jamais), m'a dit que si ça ne tenait qu'à lui, il travaillerait encore longtemps avec moi. Le deuxième, c'est qu'un collègue m'a dit qu'il m'admirait parce que, contrairement à lui, je ne faisais jamais passer mes intérêts personnels au second plan, et qu'il considérait ça comme une force. Rien que pour entendre ça, ça valait le coup de taper du poing sur la table.
On est lundi matin, je suis dans le train, et c'est avec le sourire que je me rends au travail, d'autant plus que... mais ça, ça fera l'objet d'un autre billet. (Je sais entretenir le suspense, hein ?)
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Le dimanche 26 octobre 2008 à 10:39 - La souris blogue
21, c'est le nombre d'heures que j'ai déjà passées dans les bras de Morphée ce week-end alors qu'on n'est encore que dimanche matin. Je pense qu'on peut dire que j'avais besoin de récupérer de ces dernières semaines qui furent mouvementées : un clash et une nouvelle extraordinaire au boulot, un étudiant agaçant, un week-end Kommu génial, j'ai en fait plein de choses à vous raconter. Ceci est donc un billet pour vous dire que, contrairement aux apparences, ce blog n'est pas entré en hibernation, et que vous allez avoir très bientôt de mes nouvelles.
Ne zappez pas !
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